En 1722 s'éteint Johann Kunau, le cantor de l'Eglise luthérienne Saint Thomas à Leipzig. Le conseil de l'église cherche alors à le remplacer et invite les grand noms de l'époque ; il faut dire que Lepzig n'est rien moins que la deuxième ville de Saxe : elle compte environ 30.000 habitants, héberge de grandes foires, des maisons d'édition ainsi qu'une université prestigieuse. Malgré ces atouts, les recherches du conseil ne rencontrent pas le succès escompté : Telemann, Graupner, Schott et d'autres compositeurs en vue de l'époque déclinent l'invitation. « Pour des raisons importantes, la situation est délicate et puisque l'on ne peut avoir les meilleurs, il faut donc prendre les médiocres. » indique l'un des membres du conseil dans sa correspondance. C'est donc un peu en désespoir de cause que l'on finit par nommer Bach au poste de Thomaskantor. Nous sommes en avril 1723. La famille s'installe en mai et c'est là que le Cantor finira ses jours.
Bach participe à la vie musicale locale où il anime l'activité musicale de plusieurs églises, devient un enseignant réputé et, surtout, répond à de très nombreuses commandes. Il composera ainsi des dizaines de cantates pour tous les dimanches et les jours de fête, mettant à profit l'excellent niveau des instrumentistes et des chanteurs disponibles à Leipzig.
La cantate Auf Christi Himmelfahrt allein (Seule l’Ascension du Christ) BWV 128 comprend un effectif instrumental particulièrement riche avec le quel Bach déploie son contrepoint rigoureux. L'oeuvre, en 5 parties, est donnée pour la première fois ce 10 mai 1725 pour la fête de l'Ascension.