Tchaïkovsky fait partie des premières promotions d'étudiants issues du nouveau Conservatoire de musique de Saint-Petersbourg, en 1865. Sa Première Symphonie, sur laquelle il commence à travailler en mars 1866, est la première grande oeuvre ouvrant cette nouvelle période de sa vie. L'écriture se fait dans la douleur, Tchaïkovski se plaint dans sa correspondance des difficultés qu'il rencontre pour avancer son travail. Pour se faire une idée de la cruauté du problème, il suffit de rappeler que de son propre aveu, le travail sur cette symphonie angoissait tellement Tchaïkovsky qu'il affirme avoir renoncé à la vodka.
La réception de l'oeuvre par son maître Anton Rubinstein (1829-1894) est assez froide. Rubinstein et Zaremba, un autre professeur de Tchaïkovsky, lui conseillent de revoir sa partition. Après quelques remaniements, les premiers extraits de la symphonie sont joués à Saint-Petersbourg en décembre mais l'oeuvre ne sera donnée en sa totalité que ce 15 février 1868, à Moscou.
La Première symphonie "Rêves d'hiver" en sol mineur, qui sera encore révisée en 1874, connaitra par la suite un succès régulier et parfaitement mérité.
Galilée nait à Pise ce 15 février 1564. Son père Vincenzo est un luthiste renommé. Il est également l'auteur de traités théoriques dont des études sur les tablatures : Vincenzo Galilei y démontre notamment le lien entre l'intervalle d'octave et les rapports de longueur des cordes vibrantes.
La famille déménage à Florence en 1574. Galileo est envoyé parfaire son éducation religieuse dans un couvent. En 1579, son père l'inscrit à un cursus de médecine. Cette discipline n'intéresse guère Galileo, qui n'obtient aucun diplôme.
En 1583, la rencontre avec le mathématicien Ostilio Ricci (1540-1603) lui permet de trouver sa voie. Galilée fait preuve d'un remarquable talent d'analyse et d'observation. Ainsi, cette même année, mesure-t-il la régularité des battements des lustres suspendus aux voûtes de la cathédrale de Pise. Il tirera de cette étude une première loi de l'isochronie des pendules prouvant que leur période dépend de la longueur de l'axe et non du poids du pendule. Cette étude annonce ce qui fera la génie de Galilée : le travail expérimental et théorique sur les objets de la physique.