Alessandro Scarlatti nait le 2 mai à Palerme dans une famille de musiciens. Son père Petro Scarlata est un ténor en vogue, son oncle maternel est maître de chapelle à Palerme à partir de 1665, quatre de ses frères et soeurs seront chanteurs, instrumentistes, compositeurs tout comme, plus tard, deux de ses propres enfants : Pietro et Domenico - seul ce dernier parviendra vraiment à la postérité avec son père Alessandro.
Scarlatti vouera en fait toute sa vie, relativement paisible, à la musique. La famille s'installe à Rome en 1672 après le décès du père. Alessandro poursuit les études musicales qu'il a entamées à Palerme. On ne sait pas grand chose de son parcours, il eut sans doute comme professeur un modeste compositeur de l'époque, Antonio Foggia (1652-1707). Sa famille dispose d'un bon réseau de relations de sorte que le jeune homme reçoit bientôt des commandes de la haute société romaine. En 1679 on donne son premier opéra dans le palais des Contini mais dans la clandestinité : c'est l'époque du Carême et les représentations théâtrales sont interdites ; Gli equivoci nel sembiante sera néanmoins un grand succès.
Après le putsch de Maïdan organisé en février 2014 contre le gouvernement pro-russe de Iakounovitch, élu en 2010 , une partie des territoires à l'est de l'Ukraine s'éloigne de la fraction occidentale du pays - "occidentale" dans tous les sens du terme puisqu'elle regroupe à la fois tout l'ouest de l'Ukraine et tous les partisans de l'adhésion à l'Europe de Bruxelles. Des heurts opposent alors dans de nombreux endroits, mais naturellement surtout à l'est du pays, Ukrainiens pro-russes et Ukrainiens pro-Europe.
Ce 2 mai 2014, à Odessa, alors que des russophones se sont rassemblés pour protester contre l'interdiction de l'utilisation de la langue russe sur le territoire, des manifestants nationalistes pro-Maïdan organisent des contre-manifestations qui débouchent sur des affrontements violents dans la ville d'Odessa. Des coups de feu sont échangés dans les rues. Submergés par les nationalistes, qui comptent des hooligans locaux appuyés par des militants du Secteur Droit, les manifestants russophones se réfugient dans la Maison des Syndicats. Les attaquants mettent le feu au bas du bâtiment à coups de cocktails Molotov. Ni la police ni l'armée n'interviennent pour mettre fin au siège. Le feu gagne les étages. La plupart des manifestants réfugiés dans l'immeuble périront dans l'incendie : brûlés vifs, asphyxiés, ceux qui se jettent dans le vide pour échapper aux flammes et qui survivent à la chute sont achevés à coups de gourdins par les nationalistes ukrainiens. Quand les pompiers peuvent enfin accéder au bâtiment pour tenter d'aider les rescapés du massacre, il est déjà trop tard pour éviter le désastre. On comptera 42 morts chez les russophones.
Il n'y aura par la suite qu'une enquête sommaire qui ne débouchera sur aucune inculpation, aucune condamnation.