La carrière de compositeur de Matsudaira connut sans aucun doute un beau moment de gloire quand en 1952, le jeune Herbert von Karajan, qui n'avait pas encore acquis la renommée immense qui sera bientôt la sienne, donne son Thème et Variations pour piano et orchestre où l'en entend encore distinctement l'influence de Ravel et de Debussy. Son oeuvre travaille le problème de la combinaison du style traditionnel gagaku, la musique de cour japonaise, avec les derniers développements de la musique européenne autour du sérialisme et du dodécaphonisme. Somaksah est une oeuvre de transition intéressante entre cette première période post debussyste et son style final. Matsudaira en a composé plusieurs versions pour différentes instrumentations entre 1961 et 1970. La version de 1961/62 pour flûte et orchestre est donnée ici dans un enregistrement d'une qualité sonore hélas médiocre mais qui permet quand même de se faire une idée du travail original de ce compositeur.
Yoritsune Matsudaira s'éteint ce 25 octobre 2001 à Tokyo en nous léguant un catalogue d'une soixantaine d'oeuvres mêlant la tradition japonaise au contemporain occidental, surtout dédiées à la voix ainsi qu'aux formations de chambre.
Afin de sécuriser les marches pyrénéennes, Eudes d'Aquitaine s'allie en 730 avec le chef berbère Mununza, qui contrôle la Cerdagne. Estimant que les ambitions du Duc Eudes deviennent dangereuses, Charles, maire du Palais de Neustrie, lance en 731 une expédition contre celui qu'il présente comme un traitre allié à l'ennemi arabe. Pour ne rien arranger aux affaires du duc d'Aquitaine, le nouveau wali de Cordoue Adb-Al-Rahmân lance de son côté, en mars 732, une expédition destinée à châtier Mununza. Attendue à Toulouse, c'est devant Pampelune que la razzia se présente avant de balayer les défenseurs pris au dépourvu. Les Arabes peuvent désormais déferler sur l'Aquitaine, écrasant les armées d'Eudes devant Bordeaux puis Agen.
Appelé à la rescousse, Charles - qui n'a pas encore reçu le surnom de Martel - mobilise ses troupes à la fin de l'été pour venir bloquer la route de Tours, route qui est surtout celle du sanctuaire Saint-Martin. Cette basilique est un haut lieu de dévotion pour les Francs, elle a également la réputation d'abriter de fabuleuses richesses propres à attirer la convoitise des pillards. Ce 25 octobre 732, les armées franques et sarrazines se rencontrent à proximité de Poitiers vers le hameau de Moussais. Les Arabes sont défaits et brutalement repoussés, ce qui mettra un coup d'arrêt à leur expansion. Ils se replieront sur leurs places fortes plus au sud mais il faudra attendre 737 pour débarrasser le Languedoc et la Provence de la présence des Sarrasins qui ne contrôleront plus alors que Narbonne ainsi qu'une mince bande littorale en Septimanie.