En 1931, lors de l'instauration de la République espagnole, le monarchiste Jose Calvo Sotelo avait du s'exiler. Il était revenu en Espagne en 1934 où il avait aussitôt été élu député de la Renovaciòn Española. Après l'avènement du Frente Popular en 1936, il devient un des plus acerbes critiques du régime qui consacre l'alliance des socialistes espagnols avec les communistes. Jose Calvo Sotelo est dès lors la cible de menaces de mort dont celles proférées le 16 juin 1936 par le ministre de la Guerre Santiago Casares Quiroga (1884-1950), un ancien leader autonomiste galicien membre de la Izquierda Republicana, ou encore le 1er juillet par le député socialiste Angel Galarza (1892-1966)
Le 13 juillet 1936 à 3 heures du matin, une équipe de miliciens des Guardias de Asalto menée par Luis Cuenca, un militant du PSOE, se présente au domicile de Jose Calvo Sotelo pour procéder à son arrestation. En dépit des menaces dont il a fait l'objet, malgré aussi les incidents sanglants qui ont récemment opposé militants monarchistes et miliciens de gauche, le député accepte d'accompagner l'escouade de Luis Cuenca. Il sera abattu en chemin d'une balle dans la nuque. En réponse à ce nouvel assassinat, les nationalistes espagnols et l'armée lanceront l'insurrection. L'Espagne bascule dans la guerre civile.