On pouvait penser qu'après la mort de son époux Robert en 1856, Clara Schumann aurait poursuivi son activité de compositrice. Il n'en fut presque rien, sa brillante carrière de pianiste n'était par contre pas près de s'arrêter. Clara Schumann enchaine les tournées, parcourt l'Europe, remporte un triomphe en Angleterre en interprétant le Concerto pour piano n°4 de Beethoven, transcrit de nombreuses oeuvres pour le piano, notamment celles de Robert Schumann ou de Johannes Brahms. A partir de 1878 elle enseigne le piano au Conservatoire de Francfort.
Elle composera encore quelques pièces pendant ces années là. Son style, plutôt intimiste, se déploie à merveille au piano. Clara Schumann a d'ailleurs en horreur les grands compositeurs allemands de son époque, Liszt, Wagner, Bruckner envers lesquels elle ne cache pas son antipathie. Seul Richard Strauss trouve grâce à ses yeux. Elle s'éteint à Francfort ce 20 mai 1896. On l'inhumera à Bonn auprès de son mari.
Il est difficile de trouver des interprétations des oeuvres tardives de Clara Schumann, le gros de sa discographie se concentre sur sa période créatrice, avant la mort de Robert, notamment autour de l'année 1853 où le couple fait la connaissance de Johannes Brahms, qui vouera à Clara tout le reste de sa vie un amour platonique mais ardent. Le Praeludium en Fa mineur de 1895 est sans doute sa dernière pièce.