La carrière virtuose de Niccolo Paganini l'avait mené sur toutes les scènes d'Europe, sa technique révolutionnaire y faisait merveille. Ses compositions étaient plus contestées, on leur reprochait souvent leur aspect virtuose mais sans inspiration. La remarque est certes injuste mais il faut reconnaitre que peu d'oeuvres de Paganini passeront à la postérité : ses Caprices, ses Concertos pour violon, assez peu de choses sur un catalogue de près de 250 oeuvres où il déploie sa technique et ses inventions.
Paganini demeure aussi dans les mémoires comme un brillant pédagogue et un acteur du renouveau du violon, avec quelques autres noms de son époque comme Kreutzer et Rode. Il y a pour le violon, dit-on, un avant et un après Paganini tant il introduisit des nouveautés techniques et expressives qui inspireront ses successeurs.
La santé de Paganini a commencé à décliner au début des années 1830 après que les premiers symptômes de la syphilis se furent manifestés. Sa santé se dégrade encore en 1837 pendant son séjour à Paris, s'aggrave quand il s'installe dans le sud de la France. Incapable de composer ou de jouer, il passera ses dernières années à faire le commerce s'instruments. Il s'éteint ce 27 mai 1840 à Nice mais son histoire ne s'arrête pas là : l'évêque lui refuse l'enterrement religieux, on affirme que les gens prennent sa dépouille pour celle du diable et son corps, conservé dans une cuve à huile, ira de caveau en caveau avant que le Pape ne le réhabilite en 1876, permettant ainsi au violoniste du diable de reposer enfin en paix, du moins l'espère-t-on pour lui.
La Sonate pour violon et orchestre en la majeur "La Primavera" date de 1838.